Cavalia


Mercredi le 24 mai 2006


Une superbe complicité cheval / homme

C'était ce soir la première occasion pour moi de découvrir le surprenant spectacle Cavalia qui sillonne les routes de l'Amérique depuis bientôt 3 ans (depuis août 2003).

En prenant l'angle de la musique qui est partie prenante de toute cette magie qui se déroule sous nos yeux, j'ai pu rencontrer les membres de l'orchestre un peu avant le lever du rideau. Sous la direction musicale de Sylvain Gagnon (claviers), on retrouve Éric Boudreault (batterie, percussions), Jean-François Déry (basse, harmonica, percussions), Simon Charrier (guitares), Caroline Lemay (hautbois, flûte) et Josianne Bell (violoncelle). Côté voix, c'est Marie-Soleil Dion qui assure les prestations chantées, certaines en français et d'autres en espagnol.

Pour ces musiciens dont certains sont sur la route depuis le tout début de l'aventure, chaque prestation est à la fois semblable et unique. À l'instar d'un chanteur ou d'une chanteuse avec qui on s'entend sur tous les détails, c'est difficile de le faire avec les chevaux qui y vont parfois de leurs propres improvisations. Le directeur musical doit être vite sur ses patins pour décider d'allonger ou de réduire la durée d'une pièce musicale parce qu'un cheval a choisi de se faire cadeau d'un tour de piste supplémentaire.

C'est en fait un mal pour un bien, puisque travailler avec des animaux amène son lot d'imprévisibilités, il eut été difficile de faire avec des bandes pré-enregistrées et les spectateurs ont donc droit à une prestation en direct qui a la particularité d'être unique à chaque soir. Au cours de la soirée, nous avons l'occasion de voir Marie-Soleil apparaître sur la scène ou au deuxième étage du décor, histoire de rappeler aux gens qu'elle est bien intégrée au spectacle. Même chose pour les musiciens qui apparaissent eux aussi au deuxième étage (là où ils jouent en fait) à certains moments.

La musique de Cavalia a été composée par le réputé Michel Cusson, un collaborateur de longue date du directeur artistique du spectacle, Normand Latourelle. Justement, côté mise-en-scène, rien n'a été épargné pour créer un environnement féerique dans lequel évoluent les chevaux et leurs cavaliers. En plus des images magnifiques projetées sur tout l'arrière du décor, le public à aussi droit à des projections sur un écran de pluie en plein milieu de la scène et à des effets spéciaux qui recréent très fidèlement des paysages d'hiver et d'automne, avec la neige et les feuilles qui tombent.

Difficile de décrire tout ce qu'est Cavalia, il faut le vivre pour le comprendre. La relation hommes / chevaux remonte à la nuit des temps et a toujours été faite d'un immense respect de l'un envers l'autre. Peu d'animaux peuvent ainsi se vanter d'avoir pu tirer autant d'admiration et d'amour de la part de l'être humain, le cheval l'a fait et le fait encore.

Quand on additionne la beauté et la prestance des chevaux, la mise en scène à couper le souffle, les superbes images projetées, la qualité de la musique (et des musiciens), les acrobaties des saltimbanques, le talent des dresseurs et des cavaliers, Cavalia offre le rêve et la réalité tout à la fois !

Le chapiteau de Laval accueillera les spectateurs jusqu'au 9 juillet, après quoi il prendra la route pour la ville de Québec où il séjournera du 25 juillet au 13 août prochain. Pour plus d'informations, visitez le www.cavalia.net

Quelques chiffres pour terminer, Cavalia c'est:

- Un chapiteau de 2,440 mètres carrés
- 2004 places assises
- 600 représentations et plus
- 49 chevaux
- 15 jours de démontage / montage pour aller d'une ville à l'autre
- 75 remorques pour déplacer le matériel
- 33 artistes (acrobates, cavaliers et musiciens)
Un visuel époustouflant

Ceux par qui les ambiances musicales arrivent, sous la direction de Sylvain Gagnon


Michel Parent