Reportage
DIAGA au Cabaret du Musée
Le 1er avril 2003


Celà fait plusieurs mois que j'attendais la venue de Diaga sur scène et, si je me fie à la réaction de la foule ce soir, je n'étais pas le seul. Figure de proue du concept Diaga, Elyzabeth nous est apparue par une petite ouverture dans le rideau histoire de nous faire patienter avant de découvrir la scène et les musiciens.

En plus d'Elyzabeth à qui on doit les textes de l'album sorti en octobre dernier, il y avait Patrick Lavergne à la basse et Ben Roberge, l'homme derrière la musique du groupe. Connu comme percussionniste et batteur, il nous a même offert un petit bout de chanson, histoire de se délier les jambes et se présenter à l'avant scène.

Pour terminer le quintette de musiciens, les guitares étaient jouées par Olivier Hébert, les claviers par Robert Meunier et la trompette par Dave Mossing. J'aimerais également mentionner John Brenner au son et les magnifiques éclairages de Karl Gaudreau. Toutes ces personnes contribuent à traduire sur scène l'univers DIAGA.

Nous avons eu droit à de superbes interprétations de toutes les pièces de l'album, notamment "Vaporize", "Above my hell", "Wonderful day", "Mush", "Nightfall" et "Silencio" qu'ils nous ont offert en rappel. Trop rapidement, le concert s'achève avec Elyzabeth qui ferme doucement le rideau devant elle pendant la dernière chanson.

Très planante sur disque, la musique de Diaga prend une tournure plus rock sur scène, plus rythmée, alors que la chanteuse habite la scène comme il m'a rarement été donné de le voir. Avec sa gestuelle sensuelle, elle habite chaque chanson et fait corps avec la musique.

Avec un clip qui devrait sortir incessamment, gageons que le concept Diaga n'est pas près de s'éteindre.


Avant de terminer, il vaut la peine de noter la présence de Calyane en première partie. Seule sur scène avec sa harpe électronique (impressionante), elle nous a fait découvrir ses musiques où se mêlent le classicisme de la harpe et les sons électroniques. Dépouillé comme style, mais intéressant quand même. Un bon choix pour paver la voie à Diaga.