![]() ![]() |
|||
Née sous le signe du Sagittaire un 11 décembre, Maryse a été élevée en
Montérégie, à St-Hyacinthe plus précisément. Initiée au piano dès l'âge
de 3 ans par sa grand-mère, elle offre son premier concert solo (musique
classique) à 7 ans. Il est évident qu'elle a la bosse de la musique. C'est
d'ailleurs ce qui la poussera à poursuivre des études dans ce domaine,
au départ chez les religieuses puis ensuite à l'Université McGill, sous
l'égide de Marc Durand qui collabore aussi avec le concertiste Louis Lortie. Par contre, Maryse est ambivalente, bien qu'elle étudie la musique classique,
elle a beaucoup trippé sur l'Heptade d'Harmonium, écoute beaucoup la britannique
Kate Bush, et elle aimerait s'orienter dans cette direction. Elle s'inscrit
au CEGEP St-Laurent où elle étudie la composition et les arrangements pour Big Band.En 1990, elle décide de pousser plus loin son apprentissage de la création musicale et de la production en studio. Elle quitte le Québec pour un séjour de près de 18 mois en Californie, au "Grove School Music" de Los Angeles. Ce fût une période très fertile pour elle, et pouvait passer beaucoup de temps en studio pour y apprendre tous les trucs de la réalisation de disques. Dès son retour au Québec, elle s'inscrit au concours démo-clip de Musique Plus, et son vidéo de la chanson "Her Nervous Breakdowns" tourne régulièrement. Elle utilise une identité d'emprunt, un personnage un peu bizarre du nom de Rita-Rita. Malgré le succès du clip, les radios se font quand même tirer l'oreille. |
|||
En parallèle, c'est sous son vrai nom qu'elle s'inscrit au prestigieux Festival de la Chanson de Granby en 1992, où elle remporte le prix SOCAN remis à la chanson primée. En 1993, c'est la sortie de son premier album sous le pseudonyme
de Rita-Rita, disque sur lequel elle a travaillé avec Kenny Pearson (à
la B3), Kenny qui avait travaillé entre autres avec Janis Joplin. Un album
qui malheureusement restera méconnu puisque la compagnie de disques à fait
faillite.Maryse continue son évolution, en profite pour apprendre la basse et la guitare et, en 1995, elle participe aux Francofolies de Montréal en tant que Rita-Rita. Elle fera aussi la première partie de Jean Leloup dont le groupe de musiciens, La Sale Affaire, avait participé à son premier album. On a aussi pu la voir au téléthon Enfants-Soleil, toujours dans la peau de son personnage de Rita-Rita.Le malheur frappe, victime de la maladie, son père décède en 1997 et c'est en quelque sort pour exorciser cette perte que Maryse se met à composer les chansons qui feront partie de son deuxième album, cette fois sous le nom de Maryse Letarte. Bien qu'elle écoute toujours de la musique classique, son lecteur CD lui fait aussi entendre les Fred Fortin, Wycleff Jean (ex-Fugees), No Doubt, Paula Cole, et autres. Sans s'associer directement au style de l'un de ces artistes en particulier, elle transcende les genres, passe du pop au blues, du rock au folk, met ses quêtes intérieures en paroles, passe de longues journées en studio et procède elle-même à la réalisation de l'excellent album "En Dedans", sorti à l'automne 2001. |
|||
Sur cet album, elle a pu compter sur la participation d'Alain Berger à la batterie, Alain qui a travaillé entre autres avec Youssou N'Dour. On peut aussi noter la présence du quatuor Molinari aux cordes. Maryse à fait presque tout le reste à elle seule. Il fallait que l'album lui ressemble, qu'il véhicule sa vision à elle et non celle d'un autre. Dans ce sens l'album est relativement introspectif, bien que les sujets traités soient universels. |
|||
![]() |
|||
|
|
|||
| Reportage MARYSE LETARTE Au Verre Bouteille |
|||
Pour son deuxième soir en autant de semaines au bar Le Verre Bouteille, Maryse nous a concocté un menu spécial. Elle nous a naturellement offert ses plus belles chansons comme "Clones", "Paralysée à Hollywood", "J'suis passée devant chez toi", "Va ou tu dois", "En dedans", "J'aurais du rester couchée", et plusieurs autres, mais elle a aussi repris la chanson de Cindi Lauper, "Girls just wanna have fun" et celle de U2, "Where the Streets Have No Name".Accompagnée de Kristin Molnar au violon et David Brunet à la guitare, le spectacle faisait plus acoustique que ce à quoi elle nous avait habitués, et dans l'ambiance du Verre Bouteille, c'était tout à fait approprié. Pour "Clones", un quatrième membre s'est ajouté, soit Fred Lanteigne aux percussions. Parmi les moments forts, notons la nouvelle chanson (sans titre) dont elle nous confie être encore à travailler la version finale. Dans cette chanson à la ligne mélodique très forte, le violon de Kristin est mis en évidence et nous offre de superbes envolées. A noter aussi, "Vas où tu dois" offerte en version "deux guitares acoustiques". Autre surprise aussi, Maryse semble avoir fait la paix avec son alter ego, la fameuse Rita-Rita des années 90. Elle reprend "Mon chou" qu'elle nous offre seule au piano et "Je suis down" en version guitares et violon. Très différentes des version originales, les deux chansons ont su s'attirer des applaudissements très nourris.Bref, une très belle soirée, comme elles le sont toutes avec Maryse. |
|||
|
|
|||
| Reportage - Maryse Letarte au Studio Théâtre de la PDA Samedi le 5 mars 2005 ![]() La belle Maryse ne cesse d'impressionner à chaque spectacle qu'elle offre ! |
|||
Histoire de présenter le matériel de son plus récent album intitulé Le motif, elle a tissé une mémorable courtepointe des chansons de ce dernier, entrecoupée de quelques unes des pièces de son premier CD, En dedans. Parmi les pièces entendues ce soir, Paralysée à Hollywood, J'suis passée devant chez toi, Clones, En dedans, Jaco et Occupe-toi de conduire ton char à toi provenaient du premier opus, alors que Tour de contrôle, Le héros, Tu sais pas c'que tu manques, La combine, et Parmi les robots représentaient le deuxième. Pour cette tournée, Maryse est accompagnée de Denis Ferland (SAS-31, Gaz Bar Blues Band) à la guitare, Richard Deschênes (Luc de Larochellière) à la basse et Simon Blouin (Vincent Vallières) à la batterie. Je ne sais pas si c'est le résultat de l'apport de nouveaux musiciens ou d'une évolution chez Maryse, mais on sent que la nervosité à fait place à une maturité palpable dans la façon dont les chansons sont rendues. Plus solides, encore plus musicales, on sent qu'elle pousse ses chansons plus loin, qu'elle innove. On a droit à de magnifiques moments où la parole laisse toute la place à la musique pour quelques minutes, ce qui augure bien pour la version rock du spectacle (ce soir, nous avions droit à la version soft "acoustique"). J'ai bien hâte à son retour au Cabaret le 6 mai prochain. Ce qui est bien quand on entend les chansons de Maryse, c'est qu'on y reconnaît le style Maryse Letarte, cela ne ressemble à personne d'autre, dans un monde ou plusieurs artistes se ressemblent, elle sort du lot et possède sa propre identité. J'ai appris hier que deux des interprètes de la présente édition de Ma Première Place des Arts avaient choisi de présenter une chanson de Maryse. Ainsi donc, parmi les 90 chansons choisies à travers le répertoire francophone mondial, 2 sont de Maryse, c'est une beau témoignage au talent de cette artiste bien de chez nous. A voir et à revoir...! |
|||
|
|
