Réseau Entre le rouge et le noir
Soirées Cabaret au Petit Chicago de Gatineau

Dimanche le 5 novembre 2006
Entre le Rouge et le Noir au Petit Chicago de Gatineau

Landriault et Monique Paquin
Première soirée de la saison "Entre le Rouge et le Noir" au Petit Chicago à Gatineau. Cette soirée a été animée par Landriault et Jean-Pierre Pellerin. Quatre artistes étaient invités à se faire connaître de ce nouveau public. La soirée a débuté avec Geneviève Vaillant, auteure compositrice interprète de la région de Gatineau. Elle était accompagnée par une excellente pianiste du nom d'Hélène Goupil. Geneviève est autodidacte et c'était son tout premier spectacle. Animée par un trac bien légitime avant de monter sur scène, il disparaîtra dès qu'elle aura entonné sa première chanson. Elle nous a présenté des textes qui nous racontent la vie pas toujours facile des gens, ainsi qu'une très belle chanson sur les difficultés de vivre en couple lorsque l'on est lesbienne. Peut-être verrons-nous Geneviève lors d'autres soirées "Entre le rouge et le noir", à Montréal, Saint-Hyacinthe ou Drummondville.

Justine Lord
Ensuite, le chanteur Cédric qui s'était produit à Montréal dans le cadre de "Chansons à Double dose" la veille. Il est auteur compositeur interprète et il s'accompagne à la guitare. Il a repris le même contenu mais, cette fois et selon mon avis, avec beaucoup plus de force et d'émotion. Il nous a promené entre la tendresse et les coups de gueule sur notre société d'aujourd'hui. Sa toute nouvelle chanson "W" a semblé vraiment plaire au public.

Après l'entracte, le duo Monique Paquin et Landriault. La durée de leur prestation a été plus brève que celle de Montréal, dense programmation oblige! De fait, le choix des chansons leur est devenu difficile à faire, tant leur répertoire s'élargit. Mais l'auditoire de Gatineau a eu le plaisir d'entendre "Liberté"; "Litanies pour un monde meilleur" et "C'est la seule réalité". Court mais efficace.

C'est au tour de Justine Lord, auteure-compositrice-interprète, elle aussi de la région de Gatineau, s'accompagnant à la guitare. Elle est dotée d'une très belle voix. Justine écrit habituellement en anglais, mais pour cette prestation, elle nous a présenté des textes en français. De son propre aveu, elle se dit incapable de définir ce qu'elle fait. Sur son site internet, elle le traduit en disant "j'essaie de mettre en musique les images qui sont dans ma tête". Je crois bien qu'elle a su nous le démontrer lors de cette soirée. Quelqu'un m'a dit qu'elle était un mélange d'Ariane Moffat et de Jorane.

Et puis, ce fut le long retour vers Montréal. Le prochain spectacle aura lieu le 3 décembre prochain, nous comptons sur votre présence, et parlez-en à vos amis!

Texte et photos: Jean-Pierre Pellerin
Geneviève Vaillant Cédric

Tous les artistes ensemble

Jeudi le 20 avril 2006
Entre le Rouge et le Noir - Gatineau


(Texte de Marie-Nicole Groulx)

Le vent de l'Ouest nous a amené la chaleur d'une radieuse journée printanière et nos artistes-invités de la soirée, tous deux originaires de l'Alberta. Marie-Nicole a débuté la soirée en souhaitant la bienvenue à tous et en invitant sur scène l'excellent guitariste Fred Gravel qui célébrait son anniversaire pour offrir en cette occasion la chanson Prête pour la vie.

Ensuite ce fut place à la découverte avec une jeune auteure-compositeure et interprète de la région de l'Outaouais Stéphanie Fréchette. Celle qui en est à ses premières armes a bien masqué sa nervosité de débutante alors qu'accompagnée de sa guitare elle a interprété d'une belle voix juste et avec assurance l'une de ses compositions, une ballade pop-rock (Si c'était). Elle fut d'ailleurs réclamée pour une autre chanson (Si j'te disais) en deuxième partie de la soirée.

Le très sympathique Pierre Sabourin, surnommé l'enfant chéri de l'Alberta pris place sur la scène du Petit Chicago pour nous offrir des extraits de son premier DC (Lumière du jour) et deuxième DC (Dans un verre de vitre). À l'aise tant au piano qu'à la guitare (à laquelle il incorpore divers effets sonores ajoutant ainsi une palette de couleurs musicale), il nous a charmé de ses chansons à saveur folk- rock démontrant ainsi toute la richesse trop souvent méconnue des artistes de la francophonie canadienne. Il m'a évoqué Jim Corcoran par ses jeux de mots alliés à la musicalité de ses chansons notamment dans la pièce Sourire à la vie. J'ai particulièrement apprécié une nouvelle chanson sur un texte co-écrit avec Raynald Tremblay (Mes douceurs). L'homme de l'Alberta (le royaume du steak) nous nous a bien fait rire alors qu'il nous a raconté sa première expérience de cuisson d'un homard à la suite d'un voyage au Nouveau Brunswick avant de terminer sa courte prestation au piano d'une chanson empreinte de tendresse (Faut s'aimer comme on est).
Pierre Sabourin Stéphanie Fréchette
Lise Villeneuve Marie-Nicole et Fred
Guy Perreault nous mena à la pause d'une improvisation qu'on aurait pu intituler Oh toi cher public gâté pourri et au retour, après avoir effectué le tirage du prix de présence du restaurant Le Twist avec Marie-Nicole, il profita de cette belle journée de printemps pour nous divertir de sa verve et de son humour y allant d'un poème printanier (Poème cyclique) interprétant tour à tour avec brio sous les éclats de rire du public du Petit Chicago, les deux personnages masculin et féminin de ce texte racontant une ballade à vélo.

Notre deuxième invitée est également originaire de l'Ouest canadien: Lise Villeneuve, auteure-compositrice et instigatrice de la billeterie novatrice democrazik, nous a présenté des compositions tirées de son spectacle prévu à la quatrième salle du Centre National des Arts du Canada le lendemain. Seule au piano elle débuta en donnant un ton jazzé à la soirée avec La complainte du cuisinier. Fidèle au modèle démocratique qui a inspiré la mise en place du projet Démocrazik elle invita le public du Petit Chicago à sélectionner les chansons de sa prestation à partir d'une liste de son répertoire offerte aux spectateurs. C'est avec beaucoup d'aisance, de douceur et de candeur qu'elle nous interpréta Le vieux-port (de Montréal), La langue de Molière, chanson composée pour faire le pont entre les 2 solitudes et afin faire connaître notre langue auprès d'un public allophone lors de nombreux spectacles dans les ambassades canadiennes à l'étranger notamment en Arabie Saoudite, aux Philippines et à Hong-Kong. Le public s'est joint à elle sans se faire prier dans la chanson Toi et moi qu'elle enchaîna à Café des illusions, chanson inspirée par un jeune homme au béret brun observé au café de Montréal du même nom pour boucler son tour de chant d'une très belle chanson écrite pour sa petite fille alors qu'elle était enceinte (Tu changes tout).

Le vent de l'Ouest continuera de souffler sur les Cabarets de Gatineau la semaine prochaine alors que nous accueillerons parmi nos invités Pascal Galipeau et Michel Carpentier de l'Outaouais et l'excellent auteur-compositeur et interprète Michel Marchildon (Monsieur Saskatchewan).

Tous ensemble pour Shalom!

Jeudi le 13 avril 2006
Entre le Rouge et le Noir - Gatineau


Marie-Nicole Groulx, Timal et Omegadom

Un rendez-vous tout à fait spécial au Petit Chicago sous le rythme du Hip/Hop, Funk et Soul francophone.

Guy Perreault
Timal
Notre co-animateur Guy Perreault ouvre la soirée en s'interrogeant ouvertement sur la différence entre le rap et le hip/hop. La réponse sera rendue par le premier invité, Timal (Patrice Garnier) qui s'est fait un plaisir d'y répondre pour ensuite démarrer son spectacle en nous faisant vibrer d'un aperçu de son premier DC Rythmes et mélodies aux rythmes reggae vibe et hip hop avec les chansons Trop de choses 1 et 2, Feel this way et la très belle I'm the one, chanson portant le thème de l'estime de soi. Versatile et à l'aise tant en anglais qu'en français (In grace/En grâce), s'accompagnant seul à la guitare ou encore avec des bandes témoin, il nous présentera également quelques extraits de son prochain DC prévu cet été dont la chanson-titre Télécom (pour Tel est comme) aux propos engagés concernant les guerres provoquées par le désir du contrôle du pétrole dans des pays étrangers. Ses chansons traitent de façon réaliste et éclairée des diverses situations auxquelles les jeunes doivent faire face et Timal réussi très bien à traduire sa pensée et sa conscience sociale en paroles et en musique avec philosophie notamment dans la chanson Des fois, (…Des fois les portes s'ouvrent d'elles-mêmes/tu cherches des restes, des fibres, des poussières/à l'ombre de la lumière…) et La différence.

Après la pause Guy Perreault provoqua l'enthousiasme complet du public alors qu'il interpréta a capella son propre rap retraçant ainsi les deux cent ans d'histoire de la ville de Hull (Le rap du Petit Chicago).

Omegadom (Dominic Dagenais) nous a apporté, avec ses chansons en version acoustique, sa bonne humeur contagieuse et sa belle présence de scène candide et conviviale. Accompagné de Barbara Requesens aux percussions et lui à sa fidèle guitare Godin, l'auteur-compositeur-interprète a soulevé le public du Petit Chicago d'un généreux mélange bien à lui de funk et de soul, aux influences de R&B américain avec divers extraits de son album en préparation pour cet automne tels Aye toé, Droit devant et M'entendez-vous?. Tous ont répondu chaleureusement en participant d'emblée dans certaines chansons, notamment alors qu'il sollicita l'appui de son auditoire afin de chanter bonne fête à son père à qui il a téléphoné en direct. À la demande générale, il ajouté un clin d'œil à Boule noire (Aimes-tu la vie ?) pour terminer d'une très belle composition (C'est dur de croire en soi).

Pour conclure cette belle soirée tous ensemble avec Guy Perreault pour Shalom !
Omegadom et Barbara Requesens Barbara, Maxime (l'aubergiste),
Omegadom et Marie-Nicole

Jeudi le 6 avril 2006
Entre le Rouge et le Noir - Gatineau


Anic Proulx, accompagnée de Luc Grand'Maison et Jean Arcand
Guy Perreault a débuté cette 10e soirée de la saison en profitant de l'occasion pour nous offrir une chanson engagée inspirée des grands questionnements planétaires et humains (Dans le cosmos).

L'auteure et interprète Anic Proulx accompagnée du guitariste Jean Arcand nous a proposé un bouquet printanier de chansons d'amour, d'espoir et de lumière tirées majoritairement du vaste répertoire de notre invité spécial de la soirée, l'homme aux mille chansons : Luc Grand'Maison. Afin de lui rendre pleinement hommage elle invita l'auteur à se joindre à eux au piano pour les chansons, Amour, Libre et Tant que je vivrai (co-écrite avec Luc). L'un des moments les plus tendres fut la douce chanson Bleu qu'elle exécuta seule en scène avec Luc. Rappelons qu'Anic sera au Cabaret ERN au Petit Medley le 17 avril prochain.

Après la pause ce fut au tour de l'irrésistible tandem Tricia Foster - Anique Granger de nous épater grâce à leurs personnalités attachantes ainsi que leurs chansons aux propos lucides et engagés.

L'excellente auteure-compositeure-interprète et instrumentiste Anique Granger nous a servi quelques compositions s'accompagnant au son léché de sa guitare. Une prestation acoustique liée d'interventions personnelles et d'anecdotes sympathiques et amusantes, livrées d'un humour personnel, éclairé et convaincant. Parmi les titres interprétés j'ai retenu les chansons Quand on se déshabille on est tout c'qu'on a, 3 pommes et Dissonance (je ne regrette pas mes erreurs/je regrette mes regrets). Participante active à diverses manifestations à Montréal car " Elles la rendent de bonne humeur " elle nous confie qu'en ayant été témoin d'une récente manif sur les CPE à Paris qui lui a ouvert les yeux, elle a constaté une grande différence entre les deux : "Eux, ils n'étaient pas de bonne humeur". L'artiste qui devait composer avec très peu de sommeil la veille avouait à son auditoire captif "Je suis un désastre ambulant… ". Guy Perreault déclara au public du Petit Chicago : " Anique Granger n'est pas un désastre ambulant mais plutôt un astre charmant ".

Tricia Foster s'est ensuite jointe à elle pour entamer la dernière partie de la soirée en beauté, en nous présentant un extrait de son spectacle illustrant bien la hauteur de son talent et la qualité de ses chansons. Énergique, enjouée et avec cette superbe complicité avec sa partenaire de scène elle débute avec Dans un nouvel apart. J'ai particulièrement apprécié les accents hip-hop mariés à ses propos engagés dans Le peuple contre la bête qu'elle enchaîna d'une nouvelle chanson tirée de son prochain album (Un amour caché) pour terminer en duo avec Anique d'une interprétation tout à fait réussie de Femme libérée.

Texte de Marie-Nicole Groulx

Tous ensemble pour Shalom de Guy Perreault

Jeudi le 30 mars 2006
Entre le Rouge et le Noir - Gatineau


Stéphanie Rideout
Une très belle soirée de découvertes s'annonçait avec la présence de trois jeunes artistes au Cabaret Entre le Rouge et le Noir en Outaouais ce soir. Pour débuter la soirée Marie-Nicole prend sa guitare afin d'offrir un clin d'œil au printemps avec sa chanson Prête pour la vie. La première partie fut ensuite assurée par Stéphanie Rideout, auteure-compositeure et interprète franco-ontarienne. Dotée d'un beau timbre de voix, cette lauréate du défunt concours Ontario Pop nous a servi quelques titres de son répertoire varié alliant le blues, le rock et même le country-ragtime (Sans toi). Empreinte de douceur dans son interprétation de Famous Blue Raincoat de Leonard Cohen, elle nous dévoile également son côté rebelle en ajoutant du mordant dans les ballades blues marié à une belle intensité notamment dans la chanson Pour qui tu m'prends? Celle qui nous avoue être plutôt habituée avec son band s'est très bien tirée du jeu avec le talentueux Johnny Mazz au piano.

Marie-Nicole Groulx
Guy Perreault
Afin de nous mener à la pause Guy Perreault saisit l'occasion (et sa guitare) le temps de nous rappeler qu'avec le mois d'avril vient aussi le temps des rapports d'impôts avec sa chanson de circonstance du même titre. De retour de la pause Marie-Nicole et Guy effectuent le tirage du gagnant du certificat-cadeau du restaurant le Twist.

La deuxième partie de la soirée fut dédiée à deux interprètes de la région ayant fait partie de la première vague des soirées des Cabaret en Outaouais l'été dernier. Dans un premier temps, Andrée Lessard nous a offert un beau choix de chansons notamment d'Amélie Veille, Ginette (À bientôt) et Jean Leloup (L'antiquaire). Elle nous a aussi démontré une belle complicité avec le pianiste Nic Carrey avec des interventions amusantes remplies de candeur.

Ensuite, le jeune interprète Lee Cloutier nous a complètement séduit avec sa courte prestation grâce à son grand talent vocal et scénique reposant sur une soigneuse recherche de répertoire. Chaque titre méticuleusement trié, l'interprète débute avec un texte de Jean Ferrat (Chanter) et capte immédiatement l'attention de son auditoire en enchaînant de façon énergique et frénétique avec Star de Manuel Gasse. Polyvalent dans son interprétation de la chanson Brûle pas tes doigts de Michel Legrand, il habite très bien la scène de tout son corps en utilisant avec brio un tabouret en guise d'accessoire scénique dans sa version de Belzébuth des Colocs. Avant de céder la scène à l'excellent pianiste-accompagnateur Nic Carrey le temps d'une divertissante chanson à répondre, Lee Cloutier conclu son agréable tour de chant avec une version adaptée à la québécoise par Plume Latraverse de La ronde des jurons de Georges Brassens.

La soirée se termine, tous réunis autour de Guy Perreault pour la finale Shalom! Rendez-vous la semaine prochaine avec Tricia Foster, Anique Granger, Anic Proulx et Luc Grand'Maison!


Texte de Marie-Nicole Groulx
Andrée Lessard Lee Cloutier Nic Carrey

Jeudi le 23 mars 2006
Entre le Rouge et le Noir - Gatineau


Michel Forrest, Marie-Nicole Groulx et Daniel Huneault
Le printemps déclaré plus tôt cette semaine emmena avec lui en Outaouais deux artisans de la chanson Montréalais au grand plaisir du public du Petit Chicago avide de découvertes d'auteurs-compositeurs de grand talent. Notre co-animateur Guy Perreault affligé d'un vilain rhume ayant dû s'absenter, Marie-Nicole Groulx anima seule cette neuvième soirée de la saison.

Ann Miner accompagnée de Nick Carey
Ann Miner, interprète de l'Outaouais donne le coup d'envoi de la soirée d'un ton léger avec des interprétations aux accents de Cabaret-variétés. Accompagnée de l'excellent Nic Carey au piano, elle débute son tour de chant avec Chic a boom (Alys Robi) suivi d'une pièce de Michel Fugain (Grain de sable). Elle poursuit d'une version jazzée de Danser, danser (Nanette Workman), C'est beau un homme et nous dévoile son talent marqué pour l'animation de foule alors qu'elle sollicite et obtient rapidement la participation du public avec Les cactus. Je remarque chez cette interprète une belle générosité et une grande force dans les chansons à caractère humoristiques démontrées dans Ménopause (Clémence) et Thérapies (Angèle Arsenault). Elle termine avec La Danse du smatte (Daniel Lavoie).

Ensuite place à notre invité spécial de la soirée : Gilbert Gélinas.

C'est avec toute la simplicité et l'humilité des grands artistes que Gilbert a complètement séduit ce nouveau public de l'Outaouais d'une brève prestation de trois compositions. S'accompagnant seul au piano, il nous a permis de vivre un moment de grâce avec sa chanson Intermède. Question de nous donner un aperçu de l'ampleur et de la polyvalence de son répertoire, il poursuit de façon enjouée avec une deuxième pièce aux accents d'ici : J'm'en crisse d'la crise pour terminer tout en tendresse avec la magnifique chanson Les oiseaux du paradis. Son nouvel auditoire complètement sous le charme a quémandé un rappel. Gageons qu'il sera de retour au Petit Chicago sous peu.

Marie-Nicole a profité de la pause pour administrer le sondage-maison des soirées Cabaret en Outaouais et déclarer la gagnante du certificat-cadeau du resto-bar le Twist.

Pour terminer cette soirée de découvertes d'excellents auteurs-compositeurs et interprètes, Michel Forrest a pris d'assaut la scène du Petit Chicago pour nous présenter quelques extraits de ses DCs Bell précarité et Deuxième galette au grand bonheur de son nouvel auditoire. Accompagné de Daniel Huneault à la guitare, il amorce sa prestation d'une chanson écrite le lendemain de l'assassinat de John Lennon (Pour sauver l'humanité) et profite de son passage dans la région de la capitale du pays pour nous servir Monsieur le Gouvernement. Il poursuivra seul au piano le temps de trois chansons dont la touchante Si j'étais Dieu, pour ensuite nous présenter sa Petite famille. De son regard éclairé sur quotidien et la bêtise humaine et de sa plume toujours pincée d'humour, il nous offre Ti-Jean Lapierre, chanson dédiée au chef syndical du même nom suivi d'une pièce écrite après le visionnement du film de Richard Desjardins Erreur Boréale (La poule aux œufs d'or). Il enchaîne ensuite les deux pièces Alice et Mes deux dernières années avec Daniel Huneault qui ajoute de sa voix un beau complément à ce duo. Pour conclure la soirée il invite Marie-Nicole à se joindre aux harmonies vocales de la très belle chanson Beau blond.


Texte de Marie-Nicole Groulx
Michel Forrest Gilbert Gélinas

Une petite photo de famille

Jeudi le 16 mars 2006
Entre le Rouge et le Noir - Gatineau


L'aubergiste et hôte de ces soirées, Maxime Gauld !

Un très agréable 7 à 9 à découvrir les chansons et le charisme particuliers de trois jeunes auteurs-compositeurs et interprètes en cette veille de la St-Patrick au Petit Chicago. Toujours inspiré de l’actualité, notre co-animateur Guy Perreault débute la soirée d’une chanson au sujet qu’il décrit comme étant malheureusement trop actuel (Ils marchent) et présente le premier artiste-invité de la soirée.

Darryn Granbois, maintenant installé à Montréal, tient ses origines du Nord de l’Ontario (Cochrane) et de la rive ontarienne de l’Outaouais.  Seul à la guitare, il entame son mini-récital en affirmant sa double-identité franco-anglophone d’une composition bilingue (Way out).  Tour à tour, le planteur d’arbres nous dévoilera sa vaste forêt intérieure avec cinq extraits de son premier album à la facture folk/rock paru le printemps dernier (Les biens).  Il profite de l’occasion pour nous chanter un poème de Verlaine qu’il a mis en musique (C’est l’extase) et susciter la participation du public avec une interprétation de Richard Desjardins (J’connais rien).  Téméraire, il risque et ce avec succès, une chanson composée il y a deux jours (Le poème de la hache).  Je retiens particulièrement la sensibilité et la profondeur de ses émotions dans ses compositions Marie-Madeleine et Sans volonté ainsi que la dernière chanson (Chère mélancolie).

Pause vivement animée par Guy Perreault qui y va d’un sondage-maison humoristique pendant que Marie-Nicole Groulx convie le public à compléter le premier sondage des soirées-cabaret en Outaouais en échange d’un prix de présence.

Marilou Longpré

La seconde invitée de la soirée Marilou Longpré, également venue de Montréal,  a vite apprivoisé et charmé son nouveau public en Outaouais avec sa bonne humeur, sa candeur et ses chansons – opération réussie!  Elle dégaine avec humour d’une courte pièce aux accents country exagérés et efficaces (L’amourrrre si) pour enchaîner d’une très belle composition (Perdue d’avance) ainsi qu’une version épurée et sentie de La braise de  l’orgueil.  Elle terminera cette trop courte prestation d’une amusante pièce composée à partir d’un thème imposé alors qu’elle étudiait à l’école de la Chanson de Granby (Preview), demande spéciale de Marie-Nicole qu’elle a connue lors d’une soirée-chanson à Montréal.  Marilou a bien diverti son nouvel auditoire au Petit Chicago et on souhaite déjà son retour lors d’une prochaine soirée-cabaret.

Après l’annonce de l’heureuse gagnante du certificat-cadeau du restaurant le Twist suite au premier sondage de nos soirées, Marie-Nicole présente l’un de ses coups de cœur de la programmation hiver-printemps des Cabarets Entre le Rouge et le Noir de Gatineau; l’auteure-compositrice et interprète de l’Outaouais Marie-Hélène Frenette Assad.

Dotée d’une belle insouciance mêlée d’aisance, d’un esprit vif, créatif et aiguisé, rieuse et curieuse, observatrice à l’œil de chatte, habile maîtresse des riffs de son instrument, des refrains accrocheurs et des textes lucides décrivant son univers et son vécu, l’étudiante universitaire en arts visuels Marie-Hélène Frenette-Assad incarne le talent destiné à un avenir prometteur et une solide carrière en chanson avec deux DC indépendants déjà à son actif.  En grande forme, elle soulève immédiatement le public du Petit Chicago conquis d’avance et débute avec une pièce fort accrocheuse (J’t’écrirai pas d’chanson) … Y paraît que c’qui pogne le plus fort … c’t’une fille en retard… J’ai perdu l’nord… .  

Elle décrit avec tendresse ses souvenirs d’enfant d’un parc maintenant rasé (Parc Jolicoeur), offre sa première composition présentée en spectacle écrite alors qu’un prof ne regardait pas, devenue chanson-primée d’un concours (Décembre) et poursuit avec la chanson-titre de son premier opus (On est tous des oranges).  D’une animation enjouée qui la caractérise, elle annonce qu’elle fera une reprise originale d’une chanson connue à la façon Marie-Hélène.  Le public complice répond avec engouement à son invitation en lui lançant des suggestions variées allant de Tourne la page à plusieurs autres.   Elle ira d’un mélange tout à fait original et réussi des pièces Joe le Taxi (Vanessa Paradis) qu’elle enchaînera habilement à Girls just wanna have fun (Cindy Lauper). 

Afin de célébrer ses antécédents irlandais et souligner la St-Patrick elle exécute de façon touchante un classique du répertoire folklorique irlandais que lui chantait son grand-père (Molly Malone) et nous propose des extraits choisis de son deuxième DC dont pour terminer, la pièce titre en hommage aux bars de Hull (Rue Laval) … un automne prometteur/remplace un été banal/le monde s’promène s’a rue Laval/en rêvant d’vivre à Montréal…Le public enthousiaste en redemandait encore et encore … souhaitons qu’elle nous reviendra en spectacle bientôt… quarante minutes se sont vite envolées en sa compagnie! 

Tous ensemble ensuite pour la chanson Shalom et on s'y remet la semaine prochaine !


Photos de Luc Sabourin
Reportage de Marie-Nicole Groulx

Darryn Grandbois Marie-Hélène Frenette-Assad Guy Perreault

La photo de groupe sur la chanson Shalom

Jeudi le 9 mars 2006
Entre le Rouge et le Noir - Gatineau


Guy Perreault, Marie-Nicole Groulx et Maurice Boyer

Au lendemain du Jour de la Femme, trois auteurs-compositeurs et interprètes masculins furent à l'honneur à cette 7ième soirée de la saison des Cabarets Entre le Rouge et le Noir en Outaouais. Animée par Marie-Nicole Groulx et Guy Perreault, la soirée débute avec Guy et sa chanson dédiée à tous les parents Les petits rois pour ensuite nous présenter Léonard Constant.


Le Prince des huées en grande forme
Maurice Boyer
Léonard nous a bercé de quelques airs ou ses mots s'entrechoquent et coulent comme source. Maître de la guitare classique il nous fit découvrir et apprécier son grand talent le temps de cinq compositions dont L'Homme rapaillé et une chanson exquise en espagnol.

Marie-Nicole nous présenta l'invité spécial de la soirée, Maurice Boyer. Absent de la scène musicale depuis quelques années, l'auteur-compositeur et interprète profita de l'occasion pour nous divertir avec deux extraits d'un répertoire qu'il connaît bien, celui de Bobby Lapointe (Framboise et Marcelle) suivi de quelques chansons tirées de son disque Le Prince des huées : La ficelle et Petite valse ethnocentrique. Il conclu en invitant sur scène son guitariste de l'époque Michel Morissette et son amie Marie-Nicole pour une interprétation de sa chanson La cellulite, à laquelle s'est jointe Guy Perreault a titre de choriste.

Après une courte pause animée d'un sondage humoristique concocté par l'excellent Guy Perreault, Jean-Hugues Labrecque, ayant bravé le verglas pour offrir ses chansons au public de l'Outaouais, y alla de tout son talent et de sa joie de vivre en partageant quelques compositions accompagné de son bassiste Jean-François Langevin. Natif de la région de Charlevoix, il nous fit connaître Herménégilde Chiasson et nous démontra qu'il est véritablement le fils du grand folkloriste Jacques Labrecque avec un échantillon d'une chanson de son père. Tous ont grandement apprécié son sens de l'humour et sa vision de la société avec des chansons telles Bulletin de nouvelles, la chanson de l'homme d'affaires et sa composition pour ceux qui travaillent au noir. Il y va d'un clin d'oeil au scandale des commandites (Règne du rat), dénonce le commerce de nos ressources et chante la société matriarcale pour terminer sa prestation avec une chanson téléchargeable disponible sur son site ouèbe www.jhlabrecque.com (La Cut).

Tous se joignent ensuite à Guy Perreault pour la chanson de la fin Shalom afin de terminer la soirée en beauté . À l'affiche la semaine prochaine nous recevrons les auteurs-compositeurs et interprètes Marie-Hélène Frenette-Assad, Darryn Grandbois et Marilou Longpré.

Compte-rendu de la soirée Cabaret par Marie-Nicole Groulx. Photos de Luc Sabourin.
Les rimes raffinées de l'artiste Léonard Constant Les textes revendicateurs de Jean-Hugues Labrecque

La chanson de groupe, Shalom, de Guy Perreault

Jeudi le 2 mars 2006
Entre le Rouge et le Noir - Gatineau


Il y avait de la magie dans l'air au Petit Chicago en ce début mars… Marie-Nicole Groulx débute la soirée en dévoilant la programmation du mois et entame sa composition Au secours l'Amour en s'accompagnant à la guitare. Elle en profite pour annoncer le retour de son guitariste-accompagnateur Fred Gravel en avril.

Guy Perreault
Place au premier invité de la soirée Michel Duchesne, auteur-compositeur et interprète venu de Granby (www.michelduchesne.com) afin de nous présenter des extraits de son dc au son rock-acoustique. Habitué de partager la scène avec 6 musiciens et soutenu pour l'occasion par de très bonnes séquences, Michel Duchesne nous offre du bon rythm'blues en français au style enjoué qui a fait taper du pied et des mains le public du Petit Chicago, vite tombé sous le charme de cet auteur-compositeur et interprète d'une belle sensibilité. Cet homme positif et authentique de l'Estrie maîtrise de façon électrisante et endiablée tant sa voix et ses textes que les guitares électrique et acoustique.

Il débute sa prestation avec la chanson Profiter de la vie et poursuit avec un regard sur le quotidien (Vivre pour le plaisir). Ensuite place au blues avec le Blues du travailleur suivi d'une pièce pour les gens qui doivent fuir leur pays à cause de la guerre (Passager clandestin). L'auteur nous livre ensuite Cœur de pierre (… parce-qu'un cœur de pierre ça se ramollit…) et L'essentiel (… quand on plane au-delà de l'essentiel/ on perd son horizon de vue…). Il nous confie une conversation avec un ami célibataire qui approche la quarantaine (T'as besoin d'une blonde) pour ensuite nous toucher avec toute la sensibilité de sa plume avec les pièces Priorité de se retrouver, T'es tout c'qu'il me faut suivies de la chanson Le clochard ou il m'a évoquée avec grand bonheur des influences de Patrick Norman. Le public du Petit Chicago maintenant tout à fait dans sa poche grâce à sa voix et ses riffs de guitare enlevants, Michel Duchesne termine sa prestation en Outaouais en réclamant poliment à ses nouveaux fans de se taire complètement le temps d'une magnifique chanson dédiée à son fils Christian (Je serai toujours là), ce qu'il a fait sans se faire prier.

Après une courte pause, ce fut au tour des coanimateurs Guy Perreault et Marie-Nicole Groulx de nous offrir un moment inoubliable sur une composition sentie de Guy Perreault (Comment croire). Un duo intense, chanté avec cœur avec Marie-Nicole. Belles voix, harmonies dans l'interprétation. Magnifique, magique moment offert par ces deux complices qui se donnent entièrement pour garantir le succès des 7 à 9 de la chanson. Le mariage des voix et la sensibilité de chacun nous touchent profondément. Bravo! Bravo!

Michel Duchesne
La deuxième partie de la soirée fut assurée par l'auteure et interprète gatinoise France Maisonneuve. De sa grande générosité et accompagnée du guitariste Steve Maille, France saisit l'occasion de nous privilégier d'un avant-goût intimiste de son grand spectacle prévu à la Maison de la Culture le 6 mars prochain. À la fois heureuse de se présenter pour la première fois au Petit Chicago, elle salue le public et particulièrement les artisans de la chanson venus l'applaudir. " On aime chanter mais s'il n'y a personne dans la salle, ça n'vaut pas la peine - merci d'être là! "

Installée sur un tabouret qu'elle ne quittera pas, elle débute sa prestation marquée d'une grande simplicité avec On a beau chercher, suivie de Plus rien ( …plus rien ne me blesse/, j'ai l'âme à l'abri…) et poursuit avec une pièce écrite alors qu'elle faisait du studio dans un ancien columbarium (Des mots d'espoir). Le public suspendu aux lèvres de l'une des plus grandes voix du Québec, attendait les paroles qu'elle nous a déposées les unes après les autres, glissées aux creux des oreilles des auditeurs. Elle nous livre ensuite Dans mon miroir suivi de la chanson qui fait partie du nouveau dc compilation de Loft Story (Dehors). Je note un bel agencement avec la musicalité des mots qu'elle choisis, sa voix pure flotte. Même son guitariste l'applaudit. D'une maîtrise totale de sa voix elle nous raconte ses histoires amoureuses avec la chanson Mes histoires (…. La vie pâlit avec le temps/comme le visage de mes amants…), touchant! Ensuite tout en douceur elle nous livre sans filet une chanson qu'elle avoue ne pas encore avoir répétée (Un monde parfait). On aurait pu entendre une mouche voler. Quelle voix désarmante! Elle termine avec la chanson Mon cœur et ces quelques mots-conseils : " N'oublie jamais tes rêves d'enfant ".

Quelle belle fin avec la chanson Shalom chantée en chœur avec la voix magnifique de France Maisonneuve, la voix d'homme de Michel Duchesne et même la voix de Maxime l'aubergiste et celles des fans de la place.

Rendez-vous la semaine prochaine au lendemain de la Journée de la Femme avec des hommes auteurs-compositeurs et interprètes qui ne lésinent pas sur les mots : Jean-Hugues Labrecque, Léonard Constant et à titre d'invité spécial Maurice Boyer (Le Prince des huées).


Compte-rendu de la soirée Cabaret par Marie-Nicole Groulx. Photos de Luc Sabourin.
France Maisonneuve et son guitariste Marie-Nicole Groulx et Guy Perreault

La traditionnelle photo de groupe

Reportage - Jeudi le 23 février 2006
Entre le Rouge et le Noir - Gatineau


Josette Noreau

Compte-rendu de la 5ième soirée Cabaret de la saison hiver 2006 par Marie-Nicole Groulx. Photos de Luc Sabourin

Marie-Nicole Groulx
Le public du Petit Chicago était fébrile en ce jeudi soir. Toute une belle soirée s'annonçait, sous le signe de la grande chanson d'expression française. Marie-Nicole entame la soirée à cappella avec Quand on n'a que l'amour de Jacques Brel et fait ensuite place à la découverte avec la première artiste de la soirée, Neige (Farmer), jeune interprète et fille du paternel Serge Taillefer également à l'affiche en cette soirée cabaret du 23 février.

Une salle enthousiaste et chaleureuse accueille celle qui en est à ses premières armes en chanson. D'une aisance sur scène qui ne trahit nullement son expérience, elle s'accompagne à la guitare d'une voix juste et douce et débute sa courte prestation en nous interprétant le succès de Carla Bruni Quelqu'un m'a dit. En guise d'enchaînement, elle lie avec originalité un court extrait de Bang Bang (tiré du film Kill Bill de Tarantino) à un extrait de Georges Brassens Il n'y a pas d'amour heureux qu'elle aurait préféré nous présenter au complet mais qu'elle a du couper faute de temps de scène. Elle conclut avec Plaisirs dénudés, chanson signée de la plume de l'artiste de l'Outaouais Pierre Lapointe qu'elle nous présente avec grande fierté.

C'est à Guy Perreault que revient la tâche de nous présenter l'un des premiers artistes qu'il a découvert à son arrivée dans la région de l'Outaouais, il y a de cela plusieurs lunes. Celui qu'il décrit tel : " … Celui qui roule sa bosse depuis longtemps… qui a l'air d'un grand escogriffe perdu ". Auteur d'aphorismes, compositeur et interprète, personnage iconoclaste bien connu du milieu littéraire en Outaouais et véritable poète maudit : Le Grand Serge Taillefer.

Guy Perreault
Débutant sa prestation sous le thème de la liberté avec la lecture d'un extrait du philosophe Cioran tiré de l'ouvrage Le syllogisme de l'amertume, il fouille dans ses feuilles, tente de mettre un peu d'ordre dans ses idées et déballe ensuite une série d'aphorismes de son cru tous aussi amusants les uns que les autres : "…Je suis rempli d'un rien que je porte bien… ". Il nous présente finalement une première chanson qu'il qualifie de naïve: Jolie bergère. À sa deuxième chanson qu'il interrompt prétextant un défaut de sonorisation, je me suis demandée si cela faisait partie de son " personnage " et si il en était voulu ainsi. Ceux qui le connaissent pour l'avoir déjà vu sur scène me le confirment. Après nous avoir fait bien rigoler, il nous livre la chanson entière, d'inspiration latine au rythme gitan en hommage à diverses femmes dont le prénom se termine avec la lettre A.

Ensuite, vient au tour de l'excellent Léonard Constant d'aiguiser notre appétit pour son passage prévu au Cabaret du 9 mars prochain. Celui à qui le Festival en chanson de Petite Vallée décernait un prix honorifique pour la qualité littéraire de ses chansons était affublé d'un vilain rhume mais soulagé temporairement d'une terrible toux le temps de sa prestation. Il nous sert un délicieux plat de 3 pièces débutant sous le thème de la fidélité avec Priapée - jeux de mots portant sur les ébats sexuels de deux protagonistes. Tout en s'accompagnant magistralement à la guitare classique il poursuit d'un monologue traitant de la gastronomie orgiastique : La bouillance - ou il s'agit d'un monstre de la bouffe qui se montgolfiarise, qu'il conclut d'une courte chanson J'ai faim utilisant les mots steak haché à répétition. Pour terminer il nous chante : Le vieux "… Il est daltonien. Il aimerait bien voir du rouge dans son verre…".

Après une courte pause Guy Perreault nous réserve une chanson appropriée au temps de l'année afin d'exhorter les gens à souscrire à leurs REER (Le bonheur). " …Parce-que sans REER on n'est pas heureux… Car le bonheur fait bon ménage avec l'argent... ". Il nous présente ensuite l'artiste de la dernière partie de la soirée : l'auteure-compositrice et interprète Josette Noreau.

Neige
C'est dans la pure tradition de la chanson française qu'elle nous présente quelques morceaux tirés de son premier opus de douze titres intitulé Sans abri, accompagnée d'une excellente bande sonore produite par le pianiste-accompagnateur et arrangeur de l'Outaouais Daniel Boucher qui signe la musique de deux pièces. D'une voix qui nous rappelle Barbara, elle débute son tour de chant avec Toute chose suivie d'un titre particulièrement touchant qui traite d'une femme sans enfant (Un enfant de toi). Juste comme elle donnait le signal pour commencer la chanson qu'elle qualifie de son credo, l'alarme à incendie retentit. Fausse alerte, elle se recompose et fait preuve d'un grand calme pour nous chanter Choisir d'aimer. Elle fait place à sa versatilité et délaisse l'accent européen le temps d'une chanson rock aux accents d'ici (Ma Harley) ou elle avoue être vêtue de dentelles sous son cuir de motarde.

Ensuite une chanson à l'intention des grands-parents suivie de Mes couleurs (si elle était couleurs qu'elles seraient-elles?). L'une de mes préférées s'avèrera Dis-moi mon cœur (musique D. Boucher), chanson dont le texte a été écrit à la suite d'une entrevue qu'elle a vue à la télé avec une greffée du cœur. Inspirée des chansons de Piaf, elle poursuit d'un air de tango avec une histoire d'amour en 3 minutes (Complètement gaga). D'une voix toute tremblante et très efficace pour le propos, elle nous offre une chanson toute neuve dont les dernières retouches ont été ajoutées le jour même (J'm'ennuie de maman - musique D. Boucher). Elle termine sa prestation d'un clin d'œil à Aznavour de qui elle s'est inspirée pour l'utilisation du mot jouir qu'il avoue ne pas utiliser en chanson avec la chanson Rire, pleurer, jouir.

La soirée est bouclée avec Guy Perreault, Marie-Nicole et les artistes de la soirée pour la chanson-phare des Cabarets Entre le Rouge et le Noir en Outaouais, Shalom.

Rendez-vous la semaine prochaine avec l'artiste de Granby Michel Duchesne et l'interprète France Maisonneuve de qui ont peut entendre une pièce sur le tout nouvel album de Loft Story.
Serge Taillefer Léonard Constant

Tous ensemble pour Shalom

Reportage - Jeudi le 16 février 2006
Entre le Rouge et le Noir - Gatineau

Majoly très en forme malgré une route éprouvante

Texte et photos de Jean Leclaire

C’était la Grande Fête jeudi soir au Petit Chicago. C’était la fête de la chanson comme tous les jeudis et on fête tôt en Outaouais parce qu’on a beaucoup à fêter. On a fêté dans la joie le départ, sous peu, du vadrouilleur de Gatineau : Marc Lalonde. Ayant accepté de nouveaux défis, il quitte la région pour St-Jean au Nouveau-Brunswick avec la responsabilité d’une radio communautaire.

Marc a laissé sa marque dans la région et tous étaient là pour lui rendre hommage. Pour Marie-Nicole Groulx, impliquée à fond dans l’organisation des Soirées des Jeudis 7 à 9 de la Chanson Neuve des Cabarets Entre le rouge et le noir en Outaouais.  La perte de l’appui de Marc l’a quelque peu secouée à prime abord mais le soutien et l’encouragement de nombreux amis l’ont stimulée et lui ont redonné toute l’énergie nécessaire pour continuer, secondée de Guy Perreault à la coanimation des soirées.

La soirée a débuté avec Marie-Nicole qui a dédié sa chanson Prête pour la vie à Marc pour ensuite céder la scène au premier invité de la soirée :  François Gaulin. Ancien membre du groupe Carcajou, il s’est rappelé, qu’à l’époque de Carcajou, Marc était présent pour les encourager et leur a apporté un soutien grandement apprécié par tous les membres du groupe. Il nous a interprété deux nouvelles compositions en version acoustique. Ces chansons seront reprises à l’automne avec son nouveau groupe.

Guy Perreault nous invitait à poursuivre la soirée avec 3 comparses d’une autre époque :  Gilbert Troutet, Jean-Pierre Picard et Paul Parent. Gilbert a interprété la chanson Nègre Blanc, une composition qui date mais qui n’a pas vieillie. Elle est toujours neuve tout comme L’Explorateur de Jean-Pierre.

Puis se fût la prestation de Majoly, auteure-compositrice-interprète de la région de Montréal. La joie et le bonheur pouvaient se lire dans les yeux de Marc Lalonde. Ayant découvert son CD sur internet, il était subjugué par son jeu de guitare et par les textes de ses chansons. Tous les spectateurs furent également charmés par cette fille pleine d’énergie et au sourire accrocheur. La présence de Majoly fut d’autant plus appréciée qu’elle a du affronter la tempête de neige pour venir en Outaouais. Elle était accompagnée par sa grande amie Marilyn Allard au clavier, à la basse et aux voix. Trois chansons ont retenu mon attention : Je me tiens debout, Sortir de ma tête et Tout doux. Pour ajouter à l’ambiance festive de la soirée, Majoly a célébré avec nous tous son anniversaire de naissance. Quel beau cadeau !

On ne peut passer sous silence la participation musicale du co-animateur de la soirée Guy Perreault qui a dédié sa chanson Le Vent de l’Est à Marc Lalonde.  La soirée s’est terminée sous les notes d’une autre de ses compositions, Shalom, que tous ont entonnée.

Et la Grande Fête a continué…

Deux de trois, pour Gilbert Troutet,
Jean-Pierre Picard et Paul Parent
François Gaulin
Marie-Nicole Groulx L'équipe des Cabarets, Marie-Nicole, Marc et Guy

Une petite photo de groupe

Guy Perreault
Alexis Blanchette
Jeudi le 9 février 2006
Entre le Rouge et le Noir au Petit Chicago de Gatineau

Les Jeudis 7@9 de la chanson neuve présentés par les Cabarets Entre le rouge et le noir en Outaouais se poursuivaient jeudi le 9 février 2006 avec Marie Nicole Groulx qui ouvrait la soirée en interprétant Au Secours l'amour.

Elle invitait par la suite Carolle Bertrand à venir interpréter L'important c'est la rose de Bécaud et Gracias a la vida. Elle fut suivit par Alexis Blanchette qui a la gueule de Séguin et une plume aux allures du bon vieux Piché. Il a charmé l'auditoire avec quelques compositions dont La sorcière et le diable et Le barbu, ainsi que De tout mon corps en duo avec Chantal Paquette. Il ajoutait ensuite quelques reprises du répertoire québécois.

Pendant la pause, l'unique et talentueux Guy Perreault invita le public à chanter une autre de ses belles compositions intitulée Que dorment les gendarmes. L'exercice fut un succès, quelle belle façon de faire connaître son nouveau matériel. Vint ensuite Michel-André Vallières. Il ouvrait son showcase avec Madeleine en hommage aux îles du même nom. Il y a eu aussi Au bar de l'insomnie qui a séduit le public attentif du Petit Chicago. Michel-André offrait ensuite aux gens présent des chansons de Boris Vian et du grand Félix Leclerc. Il interprétait même une chanson en espagnol, au titre de Dos Gardenias Paletti.

Bref une autre belle soirée de découvertes de la chansons d'expression francophone par des artistes de chez-nous. Le Cabaret Entre le rouge et le noir en Outaouais se terminait bien sûr avec tous les participants de la soirée, qui entamèrent Shalom avec Guy Perreault.

La semaine prochaine vous êtes tous invités à la fête, car Majoly viendra célébrer son anniversaire avec le public de l'Outaouais. Lauréate d'un Bayard d'Or pour sa musique de film, elle est une auteure-compositrice et interprète de Longueuil et son album tout en douceur Les deux pieds sur terre révèle une sensibilité à découvrir. Le 23 Février, ça sera au tour de Josette Noreau de venir vous éblouir avec ses textes et musiques aux sonorités des grandes dames de la chanson francophone de l'année 70. Elle faisait salle comble à la 4e salle du Centre national des arts à Ottawa au mois d'octobre dernier.

Un reportage de Marc Lalonde

Alexis Blanchette et Chantal Paquette Carolle Bertrand
Marie-Nicole Groulx Michel-André Vallières

La photo de famille

Jeudi le 2 février 2006
Soirée Cabaret Entre le Rouge et le Noir
Au Petit Chicago de Gatineau


Guy Perreault et ses musiciens

Marie-Nicole Groulx
Eric Romanica
Une autre belle soirée aux Jeudis 7@9 de la chanson neuve. C'est sous la brillante animation de Marie-Nicole Groulx et Guy Perreault que la soirée présentée par les Cabarets Entre le rouge et le noir en Outaouais, faisaient place à la découverte jeudi dernier.

Marie-Nicole Groulx ouvrait la soirée avec sa composition Prête pour la vie. S'accompagnant seule à la guitare, cette superbe composition dévoila encore plus la force de l'émotion que renferme ce très beau texte de Marie-Nicole. Par la suite, elle présentait Éric Romanica, qui a su renchérir sur le coup de cœur qu'il nous avait fait vivre lors de la soirée du 18 décembre dernier. Avec de superbes pièces comme Ils iront sur Mars et Tout ce qu'il me reste, le public du Petit Chicago découvrait un auteur-compositeur, offrant un bouquet de sensibilité. Je t'ai revu sentait l'univers des belles ballades de Gilles Valiquette et Éric se devait de terminer sa prestation avec les bijoux qu'il nous avait offerts lors de sa présence à la soirée Sourire d'enfant du 18 décembre dernier. Les innocents et Paparmans roses clôturaient merveilleusement un bloc de séduction entre Éric Romanica et le public du Petit Chicago.

Guy Perreault débutait la seconde partie de la soirée en faisant la lecture d'un texte sur la guerre: Les crépuscules des despotes, où humour, dénonciation et jeux de mots étaient tous au rendez-vous. Il introduisait par la suite Sylvia Sirois qui a charmé les gens venus encourager la chanson francophone avec quelques extraits d'un récent spectacle offert à la Nouvelle Scène d'Ottawa. Notons entre autres La scène de Claude Léveillé, Le déserteur de Boris Vian et la berceuse Dans mes bras de l'auteur-compositeur de l'Outaouais Luc Grand'Maison. Elle terminait son tour de chant en se permettant le classique anglophone Summertime de Gershwin.

Une nouvelle tradition des Cabarets Entre le rouge et le noir en Outaouais mettait fin à un autre beau Jeudi 7@9 de la chanson neuve, les participants de la soirée concluant celle-ci en entamant Shalom avec Guy Perreault.

Jeudi le 9 février, les Cabarets Entre le rouge et le noir en Outaouais récidivent avec la découverte, en proposant l'univers bohème de Michel-André Vallières et la fraîcheur d'Alexis Blanchette. Un rendez-vous donc au Petit Chicago de Gatineau dès 19h avec, comme invitée spéciale, Carolle Bertrand.
Sylvia Sirois En groupe pour Shalom,
la magnifique chanson de Guy Perreault

Marie-Nicole Groulx
Jeudi le 26 janvier 2006
Soirée Cabaret Entre le Rouge et le Noir
Au Petit Chicago de Gatineau

C'est dans un Petit Chicago rempli à pleine capacité, que fût lancée la première soirée des jeudis 7@9 de la chanson neuve. Une soirée bien remplie où Marie-Nicole Groulx brisait la glace avec Au secours l'amour seule à la guitare. Par la suite votre humble serviteur (Marc Lalonde), se joignait à Marie-Nicole pour le dévoilement des grandes lignes de la deuxième saison des cabarets Entre le rouge et le noir en Outaouais, sous l'appellation des Jeudis 7@9 de la chanson neuve.

La découverte était au rendez-vous avec Alexis Blanchette, prévu pour le 9 février prochain, il nous offrait De tout mon corps, une musique folk intéressante et une plume qui promet. Par la suite le premier artiste en vedette de la soirée prit alors place. Il s'agissait de Claude Prieur qui était accompagné pour l'occasion de Sonia Zennaf. Ce fût donc un premier 35 minutes de charme entre le public du Petit Chicago et ce poète rockeur avec une plume très descriptive et ironique du quotidien. On peut dire que les cabarets Entre le rouge et le noir en Outaouais ont démarré du bon pied, car il y a déjà des gens qui semblent intéressés à réinviter M. Prieur en Outaouais.

Après une bonne pause, qui a permis de prendre le pouls de ce nouvel auditoire, l'auteur-compositeur-interprète Guy Perreault a pris place avec ses musiciens pour ainsi divertir l'auditoire du Petit Chicago avec ses chansons humanistes et tout l'humour qu'on lui connaît bien. Il terminait sa prestation avec sa merveilleuse chanson Shalom et aussi le Rap du Petit Chicago, inspiré par la réputation de la ville de Hull au début du 20e siècle. Fait à noter, Guy Perreault venait aussi de lancer la nouvelle saison des cabarets Entre le rouge et le noir du Petit Medley à Montréal le 17 janvier dernier. En guise d'avant goût de la soirée du 9 février prochain, Michel André Vallière, nous offrait ensuite sa composition intitulée Madeleine, un hommage aux îles du même nom.

Le prochain rendez-vous est prévu pour le jeudi 2 février 19h au Petit Chicago, alors qu'Éric Romanica auteur-compositeur-interprète d'Ottawa nous offrira une sensibilité à fleur de peau qui caresse l'ouïe de par sa musicalité, alors que Sylvia Sirois, une interprète de Gatineau, viendra aussi charmer le public du Petit Chicago. Forte de son tout récent spectacle L'ombre et la lumière à la Nouvelle Scène d'Ottawa, Sylvia nous présentera des extraits choisis avec sa voix douce et surprenante.
Alexis Blanchette Claude Prieur accompagné de Sonia Zennaf
Guy Perreault Michel-André Vallières


Michel Parent