Entre le Rouge et le Noir
Soirées-cabaret au Zaricot de St-Hyacinthe


Mardi le 9 mai 2006
Entre le Rouge et le Noir - St-Hyacinthe


Patrick Vachon et son groupe
Notre ami Marc Bisaillon présentait la dernière soirée de la saison pour les Cabarets Entre le Rouge et le Noir à St-Hyacinthe en invitant quatre artistes au univers très différents à venir partager la scène du Zaricot.

D'entrée de jeu, c'est le groupe La Balconade, qui se produit en duo pendant que la belle Amélie se remet de son accouchement, qui a interprété plusieurs chansons de leur plus récent album intitulé On n'arrête pas le pantin tout en nous offrant au moins une nouvelle chanson en fin de prestation, intitulée Le parcours. Sur scène, on retrouvait le chanteur et multi instrumentiste Andrew Wells-Oberegger et le contrebassiste Martin Fontaine. Combinant musiques du monde et chanson à texte, La Balconade donne une prestation fort sympathique.

Leur faisant suite, c'est au groupe Terracine que Marc a fait appel. S'inspirant du fait que leurs instruments sont habituellement réservés à l'accompagnement, Lydia Champagne (batterie, percussions) et Martin Fontaine (contrebasse) on décidé de leur faire prendre l'avant-plan en composant des musiques spécialement pour eux. Le résultat, 30 minutes de grooves et d'ambiances qui nous ont fait apprécié la dextérité de ces deux musiciens.

En troisième partie, l'auteur compositeur Patrick Vachon a pris ;a scène avec un groupe de musiciens qu'il s'est récemment constitué. En fait, ce show au Zaricot était leur premier en tant que formation. Immédiatement ramené à la belle époque des années 70, je me suis mis à rêver à nouveau de fleurs et de pachuli, voyant dans la musique de Patrick un bel amalgame de ce qu'aurait pu donner un Harmonium mélangé avec Les Séguin en 2006. J'ai fort apprécié cette belle découverte et je vais m'assurer de les revoir à Montréal aussitôt que possible.

Finalement, pour clore cette soirée et cette saison, c'est Monsieur Mono lui-même (Éric Goulet) qui est venu nous offrir quelques pièces tirées de son album fort louangé intitulé Pleurer la mer morte. Seul à la guitare ou au piano mais accompagné de son "beat box électronique", il nous a donné un des plus beaux moments de cette belle saison en Montérégie.

Merci à Marc pour cette belle organisation, à William (du Zaricot) pour son soutien indéfectible, au technicien de son et à tout le personnel de l'endroit pour nous donner continuellement le goût d'y revenir.
Le groupe La Balconade en duo, Martin Fontaine et Andrew Wells-Oberegger

Le duo Terracine, contrebasse et batterie comme instruments d'avant-plan

Monsieur Mono (Éric Goulet) et son spleen drôlement accrocheur

Mardi le 11 avril 2006
Entre le Rouge et le Noir - St-Hyacinthe


Tricia Foster

Anique Granger
Pour cette avant-dernière soirée du printemps, notre ami Marc Bisaillon nous avait concocté une excellente soirée mettant en vedette Anique Granger, Roverselli et Tricia Foster. Pour démarrer la soirée, c'est à Anique qu'il a passé le micro, elle que l'on a connue comme faisant partie du duo Polly Esther, originaire des plaines de l'ouest du Canada. Maintenant en solo (et avec Tricia), Anique nous présentait son matériel personnel, tiré de son album double paru récemment. En fait, dans cet album, Anique offre deux CDs de 6 chansons chacun, l'un en français et l'autre en anglais, le tout enrobé dans une pochette en tissu qu'elle a confectionnée elle-même.

Excellente guitariste, elle arrive bien à passer les émotions de ses chansons à travers son instrument, ce qu'elle fait pour Tricia également, sa compagne de tournée qu'elle retrouvera après le prochain invité, Roverselli. L'auteur compositeur et interprète d'origine italienne nous a donc a son tour fait découvrir son univers peuplé de guitares et d'harmonica, une combinaison que l'on entend moins souvent ces dernières années. Avec son répertoire passant de l'italien au français, ses ballades qui prennent l'allure de road movies, Roverselli m'a beaucoup impressionné et on devrait le revoir au Cabaret de Montréal cet automne.

Pour terminer cette soirée, Marc avait donc invité Tricia Foster dont la qualité du travail, jumelée à ses prises de positions pour l'environnement, est quelquefois ponctué de simple gros bon sens. Au menu de son côté, quelques nouvelles chansons mais surtout les pièces de son album Tricia 412 paru l'année dernière et qui lui a permis de remporter différents prix dont une bourse d'Espace Musique durant le dernier Coup de Coeur Francophone à l'automne 2005. La voix de Tricia s'harmonise très bien à celle d'Anique qui l'accompagne à la guitare et on est parti pour un autre 40 minutes de pur délice.

Merci aux artistes de cette soirée pour nous avoir gardés sur la pointe de nos émotions !
Roverselli à la guitare, accompagné de l'harmoniciste Normand Lalonde

Mardi le 21 février 2006
Entre le Rouge et le Noir - St-Hyacinthe


L'excellent André Martel et ses musiciens
Marc Bisaillon
Faisant suite au Cabaret de Montréal tenu la veille, c'est au Zaricot de St-Hyacinthe que le groupe de Guy-Philippe Wells se produisait ce soir pour clore le spectacle très bien commencé par Réjean Bouchard et le surprenant André Martel.

En fait, comme Réjean ne se produit pas souvent seul, lui qui est très occupé avec la tournée de Chloé Ste-Marie, il nous avait préparé que quelques pièces instrumentales tirées de son album intitulé La tortue, dont l'une dédiée à sa petite fille originaire d'Amérique du sud. Il avait auparavant ouvert sa prestation avec l'apport de notre hôte, Marc Bisaillon qui a chanté deux pièces dont il a écrit les textes, l'un original, l'autre une traduction d'une chanson de Leonard Cohen. Marc s'accompagnait à la guitare et Réjean ajoutait la sienne. Toujours dans le set de Réjean, ce fût au tour de William, le sympathique proprio du Zaricot de venir chanter trois chansons tournant autour des couleurs rouge, noir et rose (Les loloches à Lola).

Belle surprise par la suite avec le quintette d'André Martel, accompagné entre autres par Pascal Guertin à la guitare, Pascal qui avait participé au Cabaret du moins de décembre dernier, en solo et avec Nicholas Humbert. André nous offre ses états d'âme sur des musiques bien rythmées, dégageant une atmosphère personnelle bien qu'assez intense. Le fait d'incorporer un violon dans les arrangements ajoute une dimension de richesse sonore qui me rappellent quelques bons morceaux rock des années révolues.

Après la pause, c'est donc Guy-Philippe Wells qui vient célébrer avec nous le vingtième anniversaire de sa passe dépressive. Avec des chansons qui font une bonne place à la critique sociale et personnelle, pas étonnant que Guy-Philippe ait choisi ce sujet comme fil conducteur en début de prestation. Par la suite, il nous chante entre autres son coin de pays, Le Saguenay, et plusieurs pièces de son excellent album paru en août dernier, et intitulé Futur antérieur. Sur scène, il est appuyé de 4 excellents musiciens et choriste, incluant le fameux Simon Godin, guitariste attitré de l'émission Belle et Bum, Geneviève Jodoin, choriste à cette même émission, Frédéric Boudreault à la basse, et Marc-André Larocque à la batterie.

Une soirée chaleureuse au Zaricot, le public était au rendez-vous et les artistes en pleine forme. Une formule gagnante et tout le monde est reparti le sourire aux lèvres, celui de la découverte bien sûr !
William Réjean Bouchard
Être dépressif, on aimerait l'être comme lui, l'unique Guy-Philippe Wells
et ses musiciens...
Simon Godin Marc-André Larocque
Geneviève Jodoin Frédéric Boudreault

Mardi le 10 janvier 2006
Entre le Rouge et le Noir - St-Hyacinthe


Michel Dion

Julie Goupil
Pour débuter l'année 2006 en beauté, le Zaricot de St-Hyacinthe accueillait le premier Cabaret Entre le Rouge et le Noir de l'année. Au programme des découvertes, deux artistes maskoutains ayant pour noms Michel Dion (non! pas le frère de Céline) et Julie Goupil, ainsi que notre montréalais d'origine charlevoisienne, Jean-Hugues Labrecque.

Dans la palette de couleurs située entre les couleurs rouge et noir, Michel Dion doit bien représenter le jaune orange, des chansons de beau temps et de soleil, parsemées de petits bonheurs tranquilles, des titres comme Marcher, Qu'il fait chaud, La chanson du célibataire, La quête du porteur, Petite femme, Petit printemps, Gros monsieur laid et Furoncle. L'auteur compositeur et interprète s'inspire des pièces de Brassens, Trenet et autres chantres du bonheur au jour le jour. Ses chansons sont super agréables et laissent un arrière-goût positif dont on ne se lasse pas.

Lui faisant suite, une artiste de la région elle aussi, Julie Goupil donne plutôt dans la couleur rouge foncé, synonyme de passion et d'amour. Ses chansons ont toutes un petit côté tendre, pas toujours rose, tout en étant déposées au centre d'une musique vaporeuse presque sous le sceau de la confidence. Parmi les pièces de son répertoire, nous avons eu droit à Je l'ai vu, On peut, Peur du temps qui passe, Dans un bol à fruits, Tout ce que j'ai peur, L'ombre et la lumière, Ton sourire (sur un texte de Robert Éthier), etc. Très impliquée dans le monde artistique de St-Hyacinthe, Julie y possède une école de chant, participe à des spectacles de théâtre, organise des soirées chanson et humoristiques, tout en travaillant à ses propres chansons,

Guillaume Deschênes
Bassiste et guitariste de Julie Goupil
Après une courte pause, j'ai le plaisir de présenter Jean-Hugues Labrecque qui était accompagné par un de ses créanciers (le surnom de ses musiciens), l'excellent bassiste & harmoniciste Jean-François Déry. Cette fois-ci c'est au côté noir des cabarets que l'on a fait appel, celui qui dénonce avec lucidité les aléas de notre société. Avec des titres comme La cut, Le règne du rat et Ti-Paul le moron, l'ami Jean-Hugues donne son avis sur l'industrie de la musique, la politique et le système de santé. Pour ne pas trop nous ouvrir le cerveau du même coup, il nous rappelle la nostalgie de la vie de campagne avec Du fond du rang et les plaisirs de la tournée avec La virée (descendre a Rimouski). Jean-Hugues a cette particularité de pouvoir nous ouvrir les yeux sur des situations sérieuses mais en utilisant des musiques rythmées et festives. On peut donc joindre l'utile à l'agréable et en apprendre un peu sur notre monde tout en se faisant brasser la cage.

Une autre belle soirée pour le public nombreux qui s'était déplacé au Zaricot de St-Hyacinthe en ce beau mardi de janvier. La prochaine soirée du Zaricot aura lieu le 21 février prochain. Pourquoi se priver ?

Jean-François Déry et Jean-Hugues Labrecque


Michel Parent