Entre le Rouge et le Noir
Soirées-cabaret au Zaricot de St-Hyacinthe

Saison automne 2006

Mardi le 14 novembre 2006
Entre le Rouge et le Noir au Zaricot de St-Hyacinthe

Marco Bouchard
Angélique Duruisseau
Marc Bisaillon
Ce soir, notre ami Marc Bisaillon recevait trois artistes très différents pour la dixième édition maskoutaine des Cabarets Entre le Rouge et le Noir. En premier lieu, l'auteur compositrice interprète Claude-Andrée Caron, celle-là même qui organise les soirées Rouge et Noir à Drummondville. Armée d'une bonne dose d'humour, doublée d'un soupçon de nervosité, Claude-Andrée se livre à nous assise au piano, son instrument privilégié, mais aussi à la guitare qu'elle apprend à apprivoiser. Que ce soit avec ses chansons plus zen ou celles plus engagées, elle saisit bien l'occasion de charmer le public présent au Zaricot. Parfois tendre, parfois ironique, Claude-Andrée nous offre un personnage très sympathique au rire facile, c'est toujours plaisant de l'entendre.

En deuxième lieu, c'est à Angélique Duruisseau de monter sur les planches accompagnée de son fidèle guitariste David Bujo. Pour enrober son jeu de guitare, David se charge aussi d'enregistrer des percussions en direct avec son set de pédales électroniques, ce qui lui permet de parfois doubler ou même tripler l'impact des instruments, incluant sa propre voix. Angélique nous offre 5 chansons et donne à Bujo l'occasion d'en faire deux des siennes. Au menu donc, Tourbillon, La fleur, Le mot, Les vagues et Les vivants (de Dave Richard) pour Angélique, et Crash suivi de Dans la lune pour Bujo. Ce que j'aime bien d'Angélique, c'est qu'elle est une créatrice avant tout, son matériel ne ressemble à celui de personne d'autre, donc c'est original. Elle a une voix du tonnerre et une belle présence d'interprétation. Elle sera à l'Assommoir de Montréal mercredi prochain, pour un spectacle hommage à Edith Piaf, un moment à ne pas manquer.

Finalement, la soirée se termine avec une prestation endiablée de Marco Bouchard. Le jeune homme de 24 ans est fort volubile, dialogue facilement avec le public, l'invite à participer tout en profitant de l'occasion pour faire monter trois personnes sur la scène pour l'accompagner aux percussions sur une de ses chansons. Accompagné par un bassiste et d'un saxophoniste / flûtiste, sa musique et ses chansons profitent grandement de cet enrobage musical chaleureux et festif. Il parle des difficultés de la vie d'artiste avec le réfrigérateur vide et les comptes d'électricité qui s'empilent, de son Forestville natal et des différences avec la vie à proximité des grandes villes.

Ce fût une autre belle soirée au Zaricot, des styles hétéroclites pour des artistes uniques en leur genre, vive la diversité. On s'y revoit le 12 décembre prochain.
Au piano ou à la guitare, Claude-Andrée Caron nous charme
Angélique Duruisseau et son guitariste / machiniste David Bujo

Trois percussionnistes choisis au "hasard" pour complémenter les musiciens de Marco Bouchard

Mardi le 10 octobre 2006
Entre le Rouge et le Noir au Zaricot de St-Hyacinthe



Sébastien Lafleur
Marc Bisaillon (Léopold Z)
Encore une fois, le Zaricot de St-Hyacinthe recevait les artistes du Rouge et Noir en ce deuxième mardi du mois d'octobre. Au programme, deux artistes de Montréal et un de la région maskoutaine, du nom de Professeur Flibotte. Avec ce genre de pseudonyme, je me demandais bien à quoi il fallait s'attendre. Premièrement, il n'est pas professeur de profession mais de coeur. Ayant fait des études en philosophie, tout en étant ouvert aux aléas de la vie et à la souffrance des autres, le Prof peut se permettre de nous faire la leçon. Ses textes sont engagés envers les gens qui souffrent comme cette vieille dame qui souhaite en finir avec la vie pour aller retrouver son mari décédé. La voix se veut un peu nerveuse pour cet artiste qui en est à un de ses premiers spectacles, mais les musiques et les textes rattrapent bien ce petit détail.

En deuxième partie, Marc Bisaillon, l'organisateur de ces soirées maskoutaines, nous présente Bujo, David de son prénom, un jeune homme qui accompagne régulièrement Angélique Duruisseau, celle qui avait remporté le Festival de Granby l'année dernière. Je n'étais pas familier avec le matériel de cet auteur compositeur qui utilise l'électronique, notamment une boite d'enregistrement en direct qu'il passe en boucle. Cela lui permet de faire ses propres percussions en tapant sur sa guitare, d'ajouter plusieurs niveaux de voix, pour ensuite rejouer le tout et y ajouter la guitare et la voix. C'est comme travailler sur un fil de fer puisque rien ne garantit le résultat mais on peut être certain que chaque chanson est unique, à la différence d'utiliser une bande sonore déjà enregistrée. Ce côté bidouilleur donne à Bujo une petit côté unique et ion est constamment à l'affût du prochain effet sonore qu'il nous sortira. Fort intéressant.

Finalement, c'est à l'auteur compositeur Sébastien Lafleur de terminer la soirée, ce qu'il fait avec brio. Ayant récemment lancé l'album Mouillé résultant de plus de deux ans de travail, Sébastien aime lui aussi explorer le son, expérimenter, et colorer ainsi ses textes surréalistes et humides. Ce soir il nous a offert quelques extraits de cet album en plus d'inviter Bujo à l'accompagner pour les deux dernières chansons de la soirée. Une autre belle découverte pour moi.
Le Professeur Flibotte Bujo

Bujo et Sébastien Lafleur

Reportage - Mardi le 12 septembre 2006
Entre le Rouge et le Noir au Zaricot de St-Hyacinthe

Karlof et Annie Chartrand, respectivement membres principaux
du Karlof Orchestra et de Ma blonde est une chanteuse


Daniel Jean
Pour démarrer cette première soirée de la nouvelle saison au Zaricot, le maître de cérémonie (Marc Bisaillon) a fait appel à Daniel Jean, celui-là même qui lançait un premier album solo le printemps dernier. Daniel est depuis plusieurs années l'un des musiciens de Lynda Lemay, ce après avoir accompagné les Michel Rivard, Paul Piché, Isabelle Boulay et autres grosses pointures au fil de sa carrière. Notons que jusqu'à récemment, Daniel faisait partie de la distribution de l'opéra folk Un éternel hiver.

Ses chansons sont dotées d'une belle sensibilité toutes en étant riches d'intensité. En plus de s'accompagner à la guitare acoustique, Daniel nous a fait une belle démonstration de violon avec le Reel du train.

En deuxième partie, les membres du groupe Psychocaravane se sont alliés à Karlof Galovsky et sa blonde choriste (Annie Chartrand) pour nous offrir un jam de plusieurs pièces des deux groupes. Je ne connaissais pas le matériel de Psychocaravane que j'entendais pour la première fois, malgré que je connaisse certains des musiciens du groupe faisant partie d'autres formations musicales. Un rock planant et rythmé rappelant les plaines de l'ouest sans tomber dans la musique western. Une sorte de country psychédélique fort accrocheur.

Pour Karlof dont les deux derniers albums Fuzzy trash pop (2004) et Motadine (2006) m'avaient bien plu lors de leur sortie, il nous a bien déridé avec ses textes sarcastiques et auto-dérisoires. Il nous a fait, entre autres, l'excellente pièce Faire l'amour à un étranger, espèce de Je t'aime... moi non plus à la sauce Karlof.

Daniel a accompagné de nombreux artistes (dont Lynda Lemay) au violon
Roger Miron Jean Larocque Eric Rathé
Les musiciens de Psychocaravane

Karlof et Psychocaravane en plein "jam"


Michel Parent