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Isabelle Cyr |
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Près d'une année s'est écoulée depuis que j'ai entendu pour la première fois le matériel d'Isabelle. C'était au Coup de Coeur Francophone en novembre 2007. Quatre mois plus tard, elle lançait son premier album intitulé Le large en dedans et prenait la route pour l'offrir un peu partout au Québec et au Nouveau-Brunswick.
Répondant à l'invitation de la Maison de la Culture Mont-Royal, elle s'y
produisait pour deux soirs et c'était pour moi l'occasion de voir et d'entendre
de quelle façon son spectacle avait évolué. Au départ, on remarque une évolution au niveau du décor, adapté au style poétique des textes d'Isabelle, une mise en scène plus élaborée qui nous permet de passer des moments en solo avec l'artiste dans les textes les plus prenants, tout en nous offrant aussi des moments plus intenses musicalement quand ses deux acolytes musiciens sont sur scène avec elle. Parlons-en de ces musiciens, Mario Légaré (basse) et Claude Fradette (guitares), ce dernier ayant travaillé à la réalisation de ce premier album qui était à la base du spectacle de ce soir. Plusieurs fois au courant de la soirée, l'artiste a profité d'une belle chimie avec ses compagnons de tournée, se permettant de nombreuses interventions improvisées qui nous ont soutiré de nombreux sourires. On sent que le courant passe entre ces trois-là. Pendant le spectacle de plus de 90 minutes sans entracte, Isabelle nous a fait visiter ses émotions, ses souvenirs et son coin de pays, assis entre deux cultures, le français et l'anglais, cette dernière langue lui rappelant sa grand-mère de souche écossaise, la fameuse Mary MacIsaac qui parlait mieux le gaélique que le français. Nous avons visité avec elle la maison de ses grands-parents maternels, histoire de comprendre que la beauté ne se trouve pas toujours dans le tape-à-l'oeil. En chansons, nous avons vécu des moments intenses avec I wish I knew, Moi sans toi, Le vent dans ma voix, tout en découvrant les odeurs de bord de mer sur Le large en dedans et plein d'autres chansons doucereuses. Chez Isabelle, on sent autant l'amour du grand air que celui de son prochain. J'ai été particulièrement touché par l'histoire de cette jeune fille morte à 14 ans, frappée par le mal de vivre, et à laquelle elle a dédiée une chanson fort intense. Allez découvrir Isabelle au www.IsabelleCyr.com |
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![]() Un décor qui met en valeur la poésie des textes et musiques d'Isabelle. |
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Ce soir, elle passait à l'étape suivante du projet et nous présentait donc son premier album de compositions (paroles et musiques) sur la scène du Lion d'or, scénario qu'elle répétera au Nouveau Brunswick dès demain soir. Le matériel contient des pièces dans les deux langues (anglais et français), elle qui a connu les deux réalités tout au long de sa vie. La musique puise beaucoup dans les sonorités du piano qui est son instrument privilégié mais je dois dire que les arrangements de cordes dans les pièces plus douces comme Too soon donnent beaucoup de rondeur au matériel qui nous est présenté. La majorité des musiques sont de facture classique, le piano d'Isabelle est très fluide, les thèmes abordés vont de l'amour, celui du large et celui de l'autre, aux questionnements de l'artiste face à la vie en général. Parmi les musiciens de l'album qui accompagnaient Isabelle sur scène ce soir, on retrouvait Claude Fradette (guitare, dobro, lap steel, synthé), le vétéran Mario Légaré (basse, contrebasse), Marc-André Larocque (batterie) et Sheila Hannigan (violoncelle). Pour la chanson I wish I knew, Isabelle a fait appel à la voix de son bon ami Fredric Gary Comeau, ce qui nous a donné un fort agréable duo, autant sur scène que sur disque. On se laisse facilement ensorceler par la beauté des musiques et le côté poétique des chansons. Découvrez le matériel d'Isabelle en visitant son site Internet. |
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![]() La pochette de l'album |
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